Quand tu pars

Éditions Mains Libres, poésie, 73 pages ; format papier 19,95$CA

Quand tu pars décline les multiples facettes de l’absence et dresse une collection de traces dans un herbier de sang. Conjuguant adoration, mélancolie et un certain humour, le poète semble chercher une forme d’apaisement, une manière de se réconcilier avec le départ de l’être aimé. Dans ce recueil fait d’autant de lumière que de nuits se côtoient des morceaux de soleil et des souvenirs phosphorescents ; chaque page évoque une beauté fragile et intemporelle.

quand tu pars
je me pose sur une planète inconnue
lui donne ton nom secret

l’imprécation des vagues
se brise sur les rochers
un oubli souverain

tout s’effondre
dans un bruissement d’ailes

Si l’ombre s’incruste et que le vent n’ose pas souffler, si le frigo frissonne et que le piano refuse d’être touché, si une brosse à dents rappelle le vide dans la banalité du quotidien; reste l’horloge en attente, avec les monstres qui demeurent tranquilles et tout le temps nécessaire pour apprendre la vie en présence de l’absence.

quand tu pars
la mauvaise herbe s’entête
le jardin pâtit
j’erre de sécheresses en innondations
de tsunamis en méga-incendies

ton absence est une arme blanche
braquée sur le feu des étoiles

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